Présidentielle au Cameroun : Le peuple ne croit plus au « Chairman »
A quatre jours du scrutin prévu le 9 octobre, le fief du leader de l’opposition Ni John Fru Ndi surnommé par les Camerounais « Chairman » en référence au titre anglophone de président de son parti, a perdu sa ferveur de 1990, à l’aube du multipartisme au Cameroun. Même la rue qui faisait sa force à l’époque ne croit plus en lui.
Lors de l’avènement du Chairman sur la scène politique camerounaise, il a vait suscité beaucoup d’espoir. C’est le 26 mai 1990, que Ni John Fru Ndi et quelques compagnons lancent, au Cameroun, les activités du Social démocratic Front profitant du vent de liberté et de démocratie venu de l’ex Union soviétique qui balaie le continent africain. Le début ne sera pas facile en raison de la répression, les forces de la gendarmerie n’hésite pas à ouvrir le feu sur les manifestants ayant prit d’assaut les rues de la capitale du nord Bamenda. Des militants seront tués.
Il a été candidat aux élections présidentielles de 1992 et 2004 avec une participation honorable en 1992.
Mais le SDF a vu son électorat s’effritait avec notamment des départs massifs de plusieurs leaders dont Kah Walla candidate à la présidentielle.
John Fru Ndi a eu également maille à partir avec la justice, il a été mis en examen « complicité d’assassinat, blessures simples et blessures légères » avec une vingtaine d'autres dirigeants du parti en août 2006 suite au décès de Grégoire Diboulé lors des affrontements pour la direction du SDF entre Fru Ndi et Bernard Muna.
Dimanche 8 octobre 2011, les Camerounais sont appelés aux urnes. Il ya 23 candidats en lice dont le président Paul Biya qui brigue un nouveau mandat après 29 ans de règne mais aussi Ni John Fru Ndi du SDF.
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