La Côte d’Ivoire: Nouveau découpage administratif pour réduire les conflits de compétences
Régions, communes et départements ; voici le découpage administratif classique qu’on connaissait à la Côte d’Ivoire depuis les années 1965. Après les Mairies, les Conseils Généraux et Districts ont vu le jour avec des charges et attributions qui donnaient lieu à des conflits de compétences .
Selon les nouvelles ivoiriennes, il était impératif de mettre fin à ces conflits de compétence entre entités administratives et surtout de réduire le train de vie de l’Etat.
Il y a beaucoup de raisons qui militent en faveur du nouveau découpage administratif.
"De 57 conseils généraux effectifs nous sommes arrivés à un essaimage qui défit toute réflexion méthodique. Nous sommes passés du simple pratiquement au double : de 57 nous sommes passés à 95 conseils généraux ! Des offres politiques ont fait que nous nous sommes retrouvés avec ce nombre pléthorique de conseils généraux de département pour lesquels il faut faire des élections," a indiqué Bamba Cheik Daniel, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Intérieur.
La Côte d’Ivoire sort d’une crise qui a contribué à assécher ses avoirs, pour le nouveau pouvoir il est hors de question de donner dans des dépenses inutiles.
"Pour un pays qui sort d’une crise aussi lourde faire vivre autant de conseil généraux n’était pas vraiment la priorité. » a ajouté M.Bamba.
Les études qui ont permis la redéfinition du découpage administratif de la Côte d’Ivoire ont semble-t-il été menées dans la discrétion et ont été le fruit d’une collaboration entre des cartographes, des historiens, des fonctionnaires du ministère de l’intérieur et même des spécialistes en économie.
La Côte d’Ivoire comptera donc 30 régions, 14 districts dont deux autonomes. Et cette vaste politique de redécoupage administratif permettra au final un meilleur équilibre dans la gestion des affaires publiques.
Le nouveau types de région sera doté d’un conseil régional avec à sa tête un président élu qui devra exécuter dit-on un programme de développement directement voulu par les populations qui devraient participer plus activement à la vie socio-économique de leurs régions.
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