'Les idéologies sont en voie de disparition', Malick Noel Seck
L’échiquier politique africain est marqué ces dernières années par des positionnements qui se font au mépris des principes qui fondent l’existence de certaines formations politiques. Le phénomène est favorisé par un déficit d’éducation dans certaines régions.
« Aujourd’hui nous voyons des coalitions avec des partis d’extrême gauche qui marchent avec des partis Libéraux c’est vrai que l’électorat peut-être perdu dans ses choix parce que l’idéologie tant à disparaitre », a expliqué Malick Noel Seck, jeune leader de Convergence Socialiste, une formation de jeune rattachée au Parti Socialiste sénégalais, dans un entretien avec la WADR.
Le faible niveau d’instruction des gens constitue aussi un facteur bloquant dans la perspective de la diffusion des idées.
« Je crois que c’est aussi du au fait que les populations sont analphabètes ».
72% des gens ne sont pas Alphabétisés donc c’est difficile pour eux de faire la différence entre le Libéralisme le Socialisme etc. Et cela fait que les 28% de lettrés font ce qu’ils veulent » a-t-il déploré.
« C’est aussi ce système là que nous voulons combattre et dénoncer et je crois que ça va passer par l’éducation des masses ».
Aujourd’hui l’on impose des lignes parce que les gens ne savent pas encore quelles sont les alternatives, a conclut le jeune leader de Convergence Socialiste.
Malick Noel Seck avait payé au prix fort son engagement politique lorsqu’il avait contesté la candidature de l’ex-président Sénégalais Abdoulaye Wade à la récente présidentielle remportée par Macky Sall.
Une position qui lui vaudra d’être placé sous mandat de dépôt puis condamné à trois ans de prison avant que le même Wade ne lui accorde la grâce présidentielle.
Tweet