Bissau: l'Afrique de l'Ouest désigne Sherifo Nhamadjo président
Manuel Serifo Nhamadjo, va diriger la transition bissau-guinéenne pendant un an malgré l'opposition de l'ex-parti au pouvoir (PAIGC), ont annoncé vendredi les émissaires de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Bissau.
La CEDEAO a estimé que c’est "la volonté exprimée par la plupart des parties" que les médiateurs ont reçues et écoutées. Cette décision entre dans l'application de la Constitution. Le président de l'Assemblée nationale (M. Nhamadjo) "assure la transition".
Cette désignation a été annoncée au cours d'une conférence de presse tenue dans la nuit du jeudi au vendredi à Bissau après plus de 10 heures de consultations, avec le commandement militaire (auteur du coup d’État), les partis politiques, les chefs religieux le mouvement de la société civile.
Elle a été faite, précise-t-on, "conformément à l'article 71 de la constitution, qui stipule qu'en cas de décès ou d'empêchement du président de la République, le président de l'Assemblée nationale est chargé d'assurer l'intérim".
Le PAIGC rejette la nomination
Le PAIGC (ancien parti au pouvoir) a rejeté la nomination de M. Nhamadjo, candidat malheureux à la présidentielle de mars dernier, qui avait été suspendu du PAIGC.
Son secrétaire général, Augusto Olivaz, a affirmé que "le PAIGC n'accepte pas le verdict prononcé par la CEDEAO et ne reconnaît pas Sherifo Nhamadjo, comme président de la République de transition et qu'il attend la délibération du Conseil de sécurité des Nations Unies, à ce sujet".
Quant à Sherifo Nhamadjo, il a affirmé qu'"il a besoin de la contribution de tous les bissau-guinéens afin de mener la barque de Bissau à bon port".
Fin avril, la junte avait proposé que Manuel Serifo Nhamadjo dirige la transition jusqu'à des élections, mais il avait refusé, considérant que sa nomination sortait de la "légalité".
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