détention des mutins, manque de justice, menacent le pouvoir
La détention de 300 militaires qui ont participé aux mutineries de juin 2011 sans être jugés et l’absence de justice peuvent créer des situations propices à des troubles au Burkina Faso, avertit le groupe de recherche International Crisis Group (ICG).
Ces deux facteurs représentent une source d'instabilité pour "deux raisons", selon ICG. La première "c'est qu'il y a toujours au sein de l’armée une grogne sourde" au sujet des 300 soldats mutins emprisonnés sans procès, a expliqué Rinaldo Depagne, expert des questions de sécurité en Afrique de l’ouest à International Crisis Group lors d'une rencontre sur la sécurité en Afrique de l'ouest mardi à Dakar.
"C'est assez fréquent dans l'histoire contemporaine du Burkina Faso, le déni ou l'absence de justice crée une situation propice à des troubles" a rappelé M.Depagne.
Le non jugement des détenus est une situation très compliquée qui peut provoquer à terme de nouveaux troubles dans l'armée, a-t-il mis en garde.
Une autre bombe à retardement au Burkina-Faso, c'est un "très très fort mécontentement social, en particulier de la jeunesse" à la fois pauvre, mais aussi diplômée, qui "a des envies, peut-être par mimétisme mais des envies de révolution arabe", selon le spécialiste Afrique de l'Ouest de l'ICG.
Le Burkina Faso a été secoué par plusieurs mutineries et de manifestations de rues entre mars et juin 2011.
Clicker pour écouter Rinaldo Depagne
Ecrit par Enoh Ndri
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