Liberia: Polémique à la Commission des droits de l'homme
C’est la confusion au sein de la Commission Nationale Indépendante des droits de l’Homme du Liberia, une déclaration faite par l’un de ses membres concernant un possible transfert de certains criminels de guerre à la CPI , crée une polémique au sein de la commission.
Bien que l’opinion publique semble être en sa faveur, Thomas Bureh, a été mis à l’écart pas ses collègues membres de la commission.
Ceci après sa déclaration fracassante accusant la Commission Nationale Indépendante sur les Droits de l’Homme du Liberia d’envisager des pourparlers avec la Cour Pénale Internationale de La Haye en vue de traduire en justice les Libériens épinglés par le rapport de la Commission Vérité Réconciliation (TRC), les qualifiant de criminels de guerre.
La déclaration a été largement reprise par les medias locaux, et moins de 24 heures après, la Commission des Droits de l’Homme a sorti un communiqué se dissociant des affirmations de Thomas Bureh, membre de la dite commission.
La commission a souligné que Thomas Bureh était le seul responsable de ses déclarations, tout en ajoutant qu’a aucun moment, les membres de la commission n’ont pris la décision de consulter la Cour Pénale Internationale pour juger qui que ce soit au Liberia.
La Commission des Droits de l’Homme n’a aucune autorité constitutionnelle pour demander à la CPI de traduire en justice des Libériens présumés auteurs de crimes de guerre.
De l’avis des observateurs il est pratiquement impossible d’avoir ce support constitutionnel au Liberia, car la plupart des gens accusés dans le rapport de la Commission-Vérité- Réconciliation, occupent des postes stratégiques au niveau de l’exécutif ou au sein du parlement, y compris la président Ellen Johnson-Sirleaf.
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