Le Liberia ne sert pas de "base arrière" aux combattants ivoiriens
Le Liberia ne sera jamais une base arrière pour déstabiliser la Côte d’Ivoire, Monrovia rejette les accusations portées contre les autorités libériennes d’abriter des dissidents ivoiriens et mercenaires libériens auteurs d’attaques meurtrières sur le territoire ivoirien récemment, accusations faites mercredi par Human Rights Watch (HRW).
"Il n'est nul besoin de persuader qui que ce soi, où qu’il soit dans le monde que pas un seule mètre du territoire libérien ne sera utilisé pour préparer une insurrection contre un quelconque pays voisin", a décalré le ministre liberien de l'information Lewis Brown dans un entretien avec la West Africa Democracy Radio.
"Franchement si Human Rights Watch avait pris la peine de s’adresser aux autorités libériennes ou ivoiriennes, elle aurait pu obtenir la confirmation de l’engagement à grande échelle des deux pays de lancer des raids de chaque coté de la frontière pour déloger toutes personnes dont la présence est indésirable", ajoute Lewis Brown.
D'ailleurs le ministre des affaires étrangères est en route vers la Cote d’Ivoire pour assister au sommet de la CEDEAO et il profitera de cette occasion pour "informer les participants sur le niveau de collaboration entre les autorités libériennes et ivoiriennes", a conclu M.Brown.
Le rapport de Human Rights Watch faisait notamment état de l’absence d’enquête et de poursuite contre une douzaine de mercenaires Libériens et des militants Ivoiriens qui ont trouvés refuge au Libéria. Ces derniers auraient commis des crimes de guerre durant la crise post électorale en Côte d'Ivoire.
L’organisation basée à New York a aussi affirmé que ces militants armés, hostiles aux tenants actuels du pouvoir en Côte d’Ivoire, ont recruté des enfants soldats Libériens et effectué des attaques dans des villages Ivoiriens, tuant une quarantaine de civils.
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