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Mali: la force de la CEDEAO bientôt déployée

Les patrons de armées d'Afrique de l'ouestLes patrons de armées d'Afrique de l'ouest (Photo: Suy Kahofi/WADR Abidjan)
Juin 18, 2012

L’option militaire pour sortir le Mali de l’impasse se confirme de jour en jour, la MICEMA, la force d’attente de la CEDEAO va être opérationnelle très bientôt, annoncent les chefs  d’état major d’Afrique de l’ouest.

A l’issue d'une rencontre tenue ce week-end  à Abidjan les patrons des armées de la sous-région ont pris d’importantes décisions notamment la création de la MICEMA qui est la Mission de la CEDEAO au Mali avec le déploiement de plus de 3.270 éléments.

Sur les étapes du déploiement de la force sous-régionale, le Président de la Commission des travaux d’Abidjan le Général Soumaïla Bakayoko souligne que trois approches ont été retenues vue l’urgence de la situation.

Dans un premier temps la MICEMA va se déployer au sud notamment à Bamako pour aider le Gouvernement à restaurer l’ordre constitutionnel et appuyer la sécurisation des officiels maliens.

La deuxième phase consistera à aider l’armée malienne à se reconstituer et surtout à redevenir opérationnelle car d’elle dépend aussi le succès de la troisième étape du déploiement de la MICEMA à savoir la conquête du nord-mali tombée aux mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, la rébellion touareg) et surtout d'Ansar Dine et de son allié jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Au titre des contributions par Etat, le nombre exact de militaire par pays n’a été divulgué mais les gros donateurs de l’ECOMOG ont répondu à l’appel du Président en exercice de la CEDEAO. Le Nigéria, le Sénégal, le Niger donneront de gros effectif mais chaque pays contribuera à l’effort de pacification du nord-mali pour montrer le bon esprit dans lequel la force a été mise sur pied.

                                                                                               Le dernier recours

La force d’attente de la CEDEAO est prête mais elle n’entrera en action qu`"en dernier ressort, après épuisement de toutes les voies de dialogue",  précision faite par le général Soumaila Bakayoko, le chef de l’armée ivoirienne dont le pays préside actuellement la Cédéao.

 Et le dialogue se poursuit entre la médiation de la CEDEAO et les groupes armés du nord-Mali.

Une délégation du groupe islamiste Ansar Dine sera reçue  ce lundi par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur ouest-africain dans la crise malienne.

A la veille de cette première rencontre, le ministre burkinabè des Affaires  étrangères Djibrill Bassolé a reçu hier dimanche les six représentants d’Ansar Dine  pour des "discussions préliminaires", selon les propres termes de Djibril Bassolé.

  Le médiateur de la CEDEAO avait rencontré le 9 juin une délégation du Mouvement national  de libération de l’Azawad. Le MNLA, qui s’est déclarée  "disponible" pour des négociations de paix.

 A partir de ce lundi, certains éléments de l’Etat Major de la FAC (Force en Attente de la CEDEAO) seront en mission au Mali pour des séances de travail avec leurs homologues maliens. L’objectif de ces rencontres inter-armées de Bamako sera la finalisation des modalités pratiques du déploiement conjoint sur le théâtre des opérations.

 

Suy Kahofi à Abidjan, Enoh Ndri à Dakar, d'autres sources: AFP, abamako.com


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